25 Nov 2019

CIPAV ou SSI : l’option de l’option

Nous avons examiné lors de mon billet précédent les conséquences d’un transfert de la CIPAV vers la SSI.
Nous avons constaté que le montant des cotisations versées à la SSI étaient bien supérieures à celles de la CIPAV pour les revenus inférieurs à 83.060 € (classe E de la CIPAV).
Par exemple :

Pour ne pas pénaliser les chefs d’entreprise ayant un revenu inférieur à 83.060 €, l’article 15 de la Loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2018 a aligné les cotisations entre SSI et CIPAV jusqu’à un certain niveau de revenu.

Il s’agit d’un droit d’option qu’il est possible d’exercer sur la cotisation de retraite complémentaire :
• 0 % si le revenu est inférieur à 40.524 € (1 PASS),
• 14 % si le niveau de revenu est compris entre 40.524 € et 162.096 € (4 PASS).

En contrepartie, les droits à la retraite complémentaire sont réduits voire nuls.

Tous sont concernés, aussi bien :
• Les nouveaux affiliés créant leur activité au 1er janvier 2019, activité qui aurait pu relever auparavant de la CIPAV,
• Les anciens affiliés de la CIPAV qui ont exercé leur droit de transfert à la SSI.

Ce qui donne en termes de cotisations :

On constate que l’écart entre les cotisations CIPAV et SSI avec droit d’option s’est substantiellement amenuisé.

Mais quelles en sont les conséquences en matière de retraite ?

Faut-il exercer son droit d’option ?

6.20 % correspond à 16 ans de durée de vie après avoir pris sa retraite.
Tout repose donc sur l’espérance de vie. Selon l’INSEE, en France en 2018, l’espérance de vie est à 85.3 ans pour les femmes et 79.4 pour les hommes. Et vous savez tous après avoir lu mes billets que le niveau de revenus est encore plus discriminant en matière d’espérance de vie que le sexe.

Le choix dépendra inévitablement de ses contraintes financières pendant les années cotisées.
Il pourrait y avoir aussi à privilégier une autre stratégie de retraite en choisissant un plan d’épargne retraite.

On ne peut oublier que la part de la retraite complémentaire est extrêmement significative dans la pension totale perçue.

Nous avons vu lors de mon précédent billet qu’il était urgent d’attendre. Cette réforme tombe mal en matière de timing. Alors que la réforme des retraites supplémentaires (loi Pacte) vient d’être promulguée avec un bouleversement total sur la manière d’appréhender les choix et à l’aube d’une réforme des retraites pour laquelle nous sommes dans le brouillard le plus épais, je ne peux que vous réitérer mon conseil : attendre.

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